L’accompagnement du deuil pour favoriser la cicatrisation

Le travail de deuil est surtout connu lorsque l’on perd un être cher. Pourtant, il n’est pas réservé aux décès. En effet le deuil est consécutif à toute perte :  un déménagement, une rupture, une séparation, un changement de travail, un départ en retraite, le départ d’un enfant de la maison, la perte de la santé, etc. Chaque situation de rupture laisse une trace en nous dont il faut cicatriser le mieux possible. C’est cette trace, qui vit à l’intérieur de nous, qui nous nourrit et nous permet de grandir et d’évoluer. Progressivement notre blessure fait moins mal et nous retrouvons le goût de vivre. Dans le processus de deuil, il ne s’agit pas d’oublier la personne disparue ou notre vie d’avant, mais bien de cicatriser de notre blessure pour ne pas oublier et pouvoir reparler du passé de façon apaisée, sans remontée émotionnelle intense.

Suivant le type de deuil que l’on vit, le manque peut-être vécu de manière très douloureuse, aussi bien psychologiquement que physiquement. Vous pouvez vous retrouver en état de choc, vous sentir perdu et vivre dans un chaos émotionnel :  colère, tristesse, peurs, culpabilité, honte, soulagement parfois, peuvent vous traverser. Tout cela est normal et fait partie des différentes étapes du deuil.

Comment cela se passe ?

En séance, vous pourrez parler librement de votre souffrance, de vos sentiments, du manque que vous vivez, de la partie blessée en vous, de vos incertitudes quant au futur, du lien qui vous unissait à la personne disparue ou à l’organe retiré dans le cadre d’une maladie. L’expression de votre vécu vous soulagera et contribuera progressivement à apaiser les émotions, les questions et les regrets qui parfois freinent la progression du deuil. Je vous soutiendrai dans cette épreuve par mon écoute, mon expérience et ma bienveillance.

« Quelqu’un meurt et c’est comme un silence qui hurle. Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ? » 

Benoît Marchon, poème l’arbre et la graine